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Blanche Neige et les sept nains, une lecture alchimique.

Un extrait du livre de P. Burensteinas : de la Matière à la Lumière.


Tous les contes de fées nous donnent des clés pour comprendre, surtout les contes des frères Grimm ainsi que les contes des traditions populaires.  Les clés qui sont données sont les clés du grand Art.
Prenons par exemple Blanche-Neige et les sept nains. Blanche-Neige est la matière première. Sa mère est devant une fenêtre d'ébène, il neige dehors, elle se pique le doigt, elle dit "j'aimerais avoir une fille dont la peau serait blanche comme la neige, les cheveux noirs comme l'ébène, les lèvres rouges comme le sang". Son vœu est finalement exaucé, mais elle meurt en donnant la vie à l'enfant.

Le père de Blanche-Neige se remarie avec une vilaine sorcière.
Blanche-Neige, la matière première, vit avec cette sorcière qui représente l'envieux c'est-à-dire celui qui cherche le pouvoir. Cette sorcière demande toujours à son miroir si elle est la plus belle, elle est superficielle  et s'arrête à l'apparence des choses, non à leur essence.
Quand Blanche-Neige atteint l'âge de sept ans, le miroir voyant au-delà de la forme annonce à la sorcière que sa beauté est surpassée  par celle de Blanche-Neige 
De colère, la sorcière chasse Blanche-Neige. Celle ci arpente la foret, trébuche sur des pierres et croise des bêtes fauves qui ne lui font pas de mal. Elle passe par les trois règnes : minéral, végétal et animal 


La sorcière souhaite tout de même être certaine de la mort de Blanche-Neige, elle envoie donc un chasseur vert. (le vert est la connaissance des choses cachées issu du symbole de Lucifer avec sa fameuse émeraude) en le sommant de tuer Blanche-Neige. 
Pour preuve du méfait il devait ramener les poumons et le foie. Il faut garder en mémoire que la sorcière veut réaliser le grand œuvre pour le pouvoir : Les poumons sont le siège du souffle et dans le souffle est le Soufre.  L'émotion qui est Soufre (Soufre en ce : souffrance) est évacuée par le souffle,   le souffle et le Soufre toujours très proches.
Pourquoi le foie : C'est qu'il est le siège de Mercure, le messager des dieux, là où est la foi. La foi dans le foie c'est quand le ciel devient fiel, le feu du ciel   D'ailleurs quand Prométhée a volé le feu aux dieux, son foie a été mangé par un aigle, on est donc sûr que le Mercure est à cet endroit là.
Mais il manque un élément essentiel pour la liaison des éléments précédemment cités, c'est le sel. Elle demande donc au chasseur vert de porter foie et poumons à son cuisinier qui les prépare au sel Mais le chasseur impressionné par le charme de Blanche-Neige renonce à la tuer, il tue un marcassin en substitution et prélève poumons et foie sur sa victime. En effet pour élaborer la teinture il faut un liquide rouge et un liquide blanc, c'est le sang lié, le sanglier dont le marcassin est le petit. Le marcassin ne donne pas de vraie teinture car il est trop petit, immature, il n'est pas arrivé au bout.

Blanche Neige se sauve par-delà les sept montagnes d'airain,  c'est à dire les sept notes de musique de la gamme '(celle-ci recèle d'ailleurs des clés : la clé de sol)... Et par ces sept chemins, elle rencontre les sept nains qui sont les sept gnomes 'de Gnose) qui font du Vitriol. Blanche-Neige arrive chez les sept nains, elle mange dans les assiettes, elle boit dans les verres elle se nourrit donc des sept métaux. Son repas terminé elle se couche et s'endort,  (c'est une opération alchimique : quand on a mélangé, on laisse reposer).
Sur ce fait les sept nains arrivent. Voyant la beauté de Blanche-Neige, ils renoncent alors à la chasser de leur demeure à condition qu'elle s'occupe d'eux. Eux l'ont nourrie,  elle doit maintenant les nourrir, c'est un échange entre l'expérimentateur et l'expérience. Les sept nains vont travailler en chantant.

La sorcière demande à nouveau à son miroir qui est la plus belle et le miroir de répondre : c'est toujours Blanche-Neige. Voulant toujours réaliser l'oeuvre, elle se grime en paysanne et offre un corset à Blanche-Neige. Celle ci ne se doutant de rien revêt le corset lié d'un lacet multicolore avec l'aide de la sorcière déguisée en paysanne qui le serre si fort que Blanche-Neige en perd le souffle et tombe inanimée. Enfin la sorcière peut recueillir le fameux souffle tant recherché.
Les nains rentrent du travail et constatent l'état de Blanche-Neige. Ils aperçoivent le corset noué d'une corde multicolore.  Ils retirent le corset et Blanche-Neige retrouve un nouveau souffle, c'est la purification du souffle.

La vilaine sorcière rentre chez elle, elle demande à son miroir, c'est toujours Blanche-Neige la plus belle. Elle décide de s'attaquer à autre chose : elle fabrique un peigne qu'elle empoisonne et elle va voir Blanche-Neige. Celle-ci met le peigne dans ses cheveux et tombe sans connaissance. Donc le Mercure, le spiritus, l'esprit, la connaissance.  La sorcière va essayer de le prendre d'une autre manière que le foie. Elle  rentre chez elle.
A ce moment-là les nains arrivent, la voient par terre. Est-ce encore un corset ? Non, ils aperçoivent le peigne, le retirent et Blanche-Neige retrouve sa connaissance (purification du Mercure).

La vilaine reine cette fois-ci fabrique une pomme, plante de la connaissance (au sens de pomum, fruit, et non pas dans l'acceptation malum,  pomme, qu'une erreur de traduction a assimilé au mal; le véritable symbole d'origine devait être vraisemblablement une grenade, multiple à l'intérieur et unique vue de l'extérieur).  Donc la Reine fabrique une pomme moitié blanche (le Mercure), moitié rouge (le Soufre). et empoisonne le rouge, normal, c'est le Soufre.. Elle va voir Blanche-Neige et lui propose la pomme à manger. Celle-ci refuse. La reine lui propose alors de la couper en deux, prend la partie blanche et offre à sa victime la partie rouge. La reine mange la pomme,  blanche-Neige en fait autant et tombe comme morte, donc immobile.
Les nains arrivent et la voient à terre. Ils l'inspectent sans trouver peigne ni corset. Ne trouvant pas la cause du mal, ils se résignent.

Ils la veillent trois jours et ensuite la lavent avec de l'eau et du vin, liquide blanc, liquide rouge ; ensuite chacun des sept nains la veille pendant sept jours avec une bougie. Ils l'ont nourrie de matière et maintenant ils la nourrissent d'esprit avec leur bougie.
Ils décident de l'enterrer mais ils renoncent devant sa beauté.  Ils la placent donc dans un cercueil de verre, un cercueil dont on peut voir l'intérieur de tous les côtés,  c'est un ballon d'alchimiste,  et gravent sur celui-ci qu'elle est fille de roi. c'est à dire qu'elle a une couronne donc que l'or est à l'intérieur. Ils décident de l'exposer. C'est la matière première qui est purifiée, qui attend que la lumière descende dedans.
La lumière arrive sous la forme du beau prince charmant, Mercure, le messager des dieux. Il arrive et demande aux nains s'il peut acheter Blanche-Neige. Outrés, les nains lui répondent qu'il ne pourra pas l'avoir même pour tout l'or du monde. Le prince demande si cela est possible contre la promesse de la ramener dans son château et de la chérir jusqu'à la fin des temps. Les nains sont d'accord.

Il y a deux fins : La première c'est que le prince la réveille en lui faisant un enfant (la conjonction de l'esprit à l'intérieur de la matière dont l'enfant naissant est la pierre philosophale).

La seconde c'est que les serviteurs du prince prennent le cercueil,  ils trébuchent  et le choc fait sortir le trognon de pomme de la gorge de Blanche-Neige, et elle renaît.

Il reste la vilaine sorcière qui symbolise les matières puantes qui s'opposent à cet équilibre. Quand le prince se marie à Blanche-Neige, ils invitent la reine et celle-ci accepte l'invitation. Ils poussent devant elle des galoches de fer chauffées à blanc qu'elle doit chausser afin de danser jusqu'à ce que mort s'ensuive, ce qu'elle fait. (c'est un creuset avec la matière qui danse à l'intérieur jusqu'à ce qu'elle devienne immobile, morte). Et à ce moment, quand tout est devenu immobile le conte est terminé.
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Le tabou de la menstruation

Pourquoi autant de pudibonderie et de réserve entourent ce phénomène naturel chez les femmes ?
Une auteure britannique tente de cerner ce problème.


Le tabou de la menstruation


Autour du monde et tout au long de l'histoire, les femmes ont été sujettes à la honte, séquestrées et considérées comme malades pour leurs saignements périodiques

Pabitra Giri, une femme du Népal, se prépare à dormir dans une hutte chaupadi durant sa menstruation (district de Surkhet, à 520 km à l'ouest de Katmandou). 3 février 2017.


Par Janie Hampton
Traduit par Hélios

"Avoir ses ragnagnas", "avoir ses jours","avoir ses lunes", "avoir ses périodes", "les Anglais ont débarqué", "être indisposée", voilà quelques-unes des nombreuses expressions utilisées pour éviter l'embarrassant sujet de la menstruation. [L'auteure étant anglaise, elle a cité les expressions de son pays. J'ai bien sûr utilisé celles employées couramment en France. Pour d'autres expressions, voir ICI ]Le temps est venu de parler clairement et directement de cette fonction biologique naturelle du corps humain. Pendant que vous lisez ceci, plus de 800 millions de femmes dans le monde ont leurs règles. Aucun de nous n'existerait sans elles et pourtant cela reste l'un de nos tabous biologiques les plus tenaces. Les écrivains et les présentateurs TV et radio discutent volontiers de sexe, de digestion et de circulation du sang, tous des processus naturels – alors que la menstruation est toujours zone interdite.

Très peu de mammifères ont des menstrues – les humains en faisant partie. Tandis que les hormones œstrogènes et progestérones fonctionnent de pair pour activer l'ovulation, le sang est dirigé vers l'utérus pour créer un endométrium (la membrane de l'utérus) moelleux et nutritif dans lequel l’ovule fécondé peut s'implanter et devenir un bébé. S'il n'y a pas de fécondation, l'endométrium se désintègre, quitte le corps par le vagin, ce sont les règles. L'épais endomètre humain implique que, à la différence des chiens, nous ne pouvons simplement pas réabsorber le sang et les tissus. Entre 5 et 15 cuillères à café de sang menstruel en résulteront pendant quelques jours. L'achat et l'utilisation de produits d'hygiène féminine est un embarras pour la plupart des femmes et l'élimination de toutes les serviettes et tampons hygiéniques est un problème environnemental croissant dans le monde.

Toute la littérature sur les menstrues déclare que le cycle menstruel 'normal' est plus ou moins de 28 jours – sinon il est irrégulier, 'anormal' même si la femme peut toujours concevoir. À l'école, j'associais les règles 'régulières' aux filles "bien comme il faut", avec leurs cheveux bien coiffés qui faisaient toujours leurs devoirs dans les temps. Mes règles irrégulières étaient manifestement le symptôme de mon esprit paresseux et désorganisé.

Les femmes ont plus de règles aujourd'hui que par le passé, car jusqu'à l'arrivée de la contraception et des biberons, elles étaient soit enceintes ou allaitaient une bonne partie de leur vie. De même, une mauvaise alimentation et des travaux pénibles ont fait que jusqu'au 20ème siècle, la plupart des filles n'avaient pas de ménarche – les toutes premières règles – avant 17 ou 18 ans. L'âge moyen de la ménarche a été ramené à 12,5 ans depuis le siècle dernier.

Toutes sortes de tabous et de mythes entourent la menstruation. Les anciens Grecs pensaient que si la ménarche d'une fillette tardait, le sang s'accumulerait autour de son cœur et que son utérus errerait dans son corps. Ce qui pouvait entraîner un comportement incohérent, depuis un langage obscène jusqu'à une dépression suicidaire. Au début du 20ème siècle, tout comportement inapproprié ou tout état mental pathologique chez les femmes était dénommé hystérie, d'après le mot grec pour 'utérus'.

Pline l'Ancien, mort en 79, avertissait : "Si une femme se dénude pendant ses règles et se promène dans un champ de blé, chenilles, vers, scarabées et autres vermines envahiront les épis… les abeilles abandonneront leurs ruches si elles sont touchées par une femme qui a ses règles… les draps quibouillentdans le chaudron vontnoircir, le fil du rasoir va s'émousser." Mais par ailleurs il croyait aussi que boire le sang d'un gladiateur guérissait l'épilepsie.


L’abbesse Hildegarde de Bingen (1098-1179) écrivait que la lèpre – qui selon elle était causée par la lubricité ou l'intempérance – pouvait être guérie en se lavant dans les 'propriétés nourrissantes du sang menstruel… dans la mesure où on peut s'en procurer.' À l'époque médiévale, on croyait que si le pénis d'un homme touchait le sang menstruel, il se consumerait et que tout enfant conçu durant la menstruation serait possédé par le diable, difforme ou rouquin. On conseillait aux femmes ayant un flux abondant de ligoter des poils d'animaux sur un arbuste. Si cela échouait, elles pouvaient boire de la tisane de consoude ou d'ortie, tout en récitant des formules rituelles ; ou elles pouvaient attraper un crapaud, le brûler pour le réduire en cendres qu'elles mettraient dans une poche fixée autour de sa taille.

Le tabou sur ce sujet était tel que l'historienne Laura Klosterman Kidd de l'université de l'état d'Iowa échoua à trouver la moindre référence directe à la menstruation dans les journaux intimes, le courrier ou les inventaires des convois de chariots des pionnières de l'Amérique du nord. En 1878, des lettres envoyées au British Medical Journal prétendaient que les femmes ayant leurs règles feraient putréfier le bacon et en 1916 un officier d'état civil, Sir Raymond Crawford écrivait que les fermiers croyaient toujours que les femmes empêcheraient pendant leur menstruation la crème de tourner en beurre ou le jambon d'être fumé. Le pédiatre Béla Schick (1877-1967) pensait que les femmes ayant leurs règles dégageaient par la peau des substances détruisant les plantes qu'il appelait 'ménotoxines'. En 1919, il le 'prouva' en demandant à des femmes d'arranger des fleurs coupées. Il est sûr que les fleurs arrangées par les femmes ayant leurs règles se fanèrent bientôt. Cette déclaration fut répétée dans The Lancet en 1974, en ajoutant qu'une permanente ne 'prendrait' pas sur les cheveux d'une femme durant sa menstruation. De nouveau en 1980, j'appris par l'épouse d'un fermier que si une femme ayant ses règles touchait de la viande, elle la ferait rancir. En l'interrogeant à ce sujet, elle me posa cette question : "Avez-vous déjà vu une femme boucher ?" C'est vrai, je n'en connais pas.

En 1946, Walt Disney sortit un film d'animation éducatif, L'histoire de la menstruation [vidéo ICI ], qui fut montré à plus de 100 millions de collégiens à travers les USA [film publicitaire sponsorisé par la société Kotex, fabricant de produits d'hygiène féminine]. Tout premier film à utiliser le mot 'vagin', il réussit néanmoins à éviter toute mention de sexe ou de reproduction. Malgré les encouragements de la narratrice Gloria Blondell pour que les jeunes filles prennent des bains, montent à cheval et dansent pendant leurs règles, l'accent sur l'aspect hygiène renforça l'idée que la menstruation était une période critique.

Longtemps avant qu'on ne saisisse le lien entre menstruation et fertilité, on avait remarqué que les règles suivaient les phases de la lune. Les Yurok de Californie pensaient que si la menstruation de la femme n'arrivait pas à se synchroniser avec la lune, ou avec la menstruation de ses compagnes, elle pouvait se rééquilibrer en s'asseyant au clair de lune et en parlant à l'astre de la nuit'. La synchronisation des règles chez les femmes qui cohabitent, comme dans les prisons, les couvents et les internats, refit surface en 1971 dans une étude de la psychologue d'Harvard, Martha McClintock, qui suggérait que le corps des femmes fonctionne à l'unisson face à la domination masculine. Mais en 2016, une anthropologue de l'université d'Oxford, Alexandra Alvergne, expliqua que cette idée était faussée par la théorie féministe de l'époque et ne résistait pas aux statistiques du hasard – un exemple de recherche faussée sous l'influence de la mode.

L'auteure américaine de livres pour enfants, Judy Blume aurait été la première romancière à mentionner les règles dans Are You There, God? It’s Me, Margaret [Dieu, es-tu là ? C'est moi, Margaret] en 1970. Pour coller à son époque, la ceinture hygiénique a été remplacée dans les éditions récentes par une simple protection.
Ceinture hygiénique

 Il a fallu attendre 1985 pour que le mot 'règles' soit utilisé dans une pub télévisée ; et en 2010, les chaînes de TV américaines ont interdit une publicité de tampon parce que le mot 'vagin' y figurait. Les publicitaires utilisent encore aujourd'hui un liquide bleu mystérieux pour démontrer l'absorption des serviettes hygiéniques. Quand la poétesse canadienne Rupi Kaur posta en 2015 une photo d'elle habillée mais avec une tache de sang sur son pantalon, elle fut deux fois supprimée d'Instagram. On parle toujours du sang menstruel comme d'un 'fluide' ou d'un 'flux'. "Le sang ne pose pas de problèmes dans les films d'horreur, mais devient quelque peu tabou quand il s'écoule du vagin", écrivait récemment Michele Hanson dans The Guardian.

Les attitudes changent, mais lentement. Aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, la nageuse olympique chinoise Fu Yuanhui étonna les médias en admettant qu'elle avait ses règles. De nombreux fanatiques de sport chinois ne savaient pas qu'il était possible pour une femme de nager pendant ses règles. Mais en 2017, la BBC consolida le tabou sur les règles quand Evan Davis, le présentateur TV de Dragon's Den, demanda pourquoi quelqu'un irait lancer une affaire de vente par correspondance de produits d'hygiène féminine 'que seule une moitié de la population utiliserait'.

Le Lévitique déclare que les femmes en période de menstruation sont impures et il en est de même pour ce qu'elles touchent, y compris leur mari. De telles attitudes négatives envers la menstruation ont renforcé la suspicion de l'Église chrétienne à l'égard des femmes. La doctrine catholique affirmait que Ève était responsable de l'expulsion de l'Eden et que la menstruation et ses douleurs étaient un rappel du péché d'Ève. Encore aujourd'hui, les règles sont toujours traitées de 'malédiction' par la plupart des gens. Les femmes catholiques romaines avaient jusqu'en 1916 l'interdiction de recevoir la communion pendant leurs règles. Dans les églises orthodoxes d'orient, il est souhaité que les femmes s'abstiennent de recevoir la communion pendant leurs règles et restent en dehors de l'édifice. Au Népal, la pratique hindoue du chaupadi – envoyer les femmes en période de règles dans des huttes de terres isolées particulières nommées goths – fut interdite en 2005, mais se poursuit dans les régions reculées. [Voir photo en tête d'article] Au Japon, les femmes Shinto sont exclues des temples pendant leurs règles et ont interdiction de grimper sur certaines montagnes sacrées.

Dans un article de 2016 pour le magazine catholique The Tablet, le théologien britannique Carmody Grey écrivait : "Si un événement pareil me causait ou causait à quiconque cette somme de souffrance, de dérangement et de pertes de sang, il se retrouverait largement dans nos interactions sociales… dit simplement, les femmes saignent et souffrent pour que d'autres puissent vivre… dit de manière littérale, perdre du sang pour que l'humanité vive, c'est exactement ce que font les femmes."

Comment les femmes s'en sont-elles sorties avec leurs règles au cours de l'histoire ? Il n'existe pas de preuves autres que les récits répétés des sites web, où il est dit que les Égyptiennes de l'antiquité utilisaient des tampons faits de papyrus attendri ou que les Grecques se servaient de charpie enroulée autour d'une tige de bois. Les 'chiffons pollués', comme les nommait le prophète Isaïe, ou les 'torchons' ainsi appelés dans l'Angleterre du 17ème siècle, étaient faits de tissu, de chanvre ou de sphaigne. La reine Elizabeth I ère (1533-1603) possédait trois gaines en soie noire pour maintenir ses 'serviettes en fin tissu de Hollande'. Une paire de 'culottes' était tenue à la taille par un ruban. Ce qui permettait un accès rapide et moins de souillures. Ma grand-mère, née en 1886, se servait de morceaux de tissu en lin que sa bonne lavait à la main.

Dans les pays du tiers-monde, les protections menstruelles sont toujours tenues par une ficelle autour de la taille et après lavage sont séchées sous le lit ou laissées à pendre sous la jupe. Jennifer Phiri, une collégienne de 16 ans au Malawi m'a décrit les soucis qu'elle avait pendant ses règles :
Tout ce que maman avait pu se procurer, c'était juste deux morceaux de chiffon déchirés. Cela n'allait pas du tout parce qu'à la fin j'avais des irritations en haut des jambes qui me faisaient bien mal. Pendant mes règles, pas question de danser, courir ou même marcher vite et parfois je tachais mes vêtements. J'allais rarement à l'école à cette période, je restais à la maison jusqu'à ce que ce soit fini. Je pouvais sentir mauvais parce que le tissu était en contact avec l'air.
Un fabricant de Birmingham fit de la publicité pour des serviettes périodiques jetables en 1888, adaptées aux "dames voyageant sur terre et sur mer' et c'est Johnson & Johnson qui les créa aux USA dès 1896. Pendant la première guerre mondiale, les infirmières françaises découvrirent que les pansements en 'cellu-coton' destinés à recouvrir les blessures absorbaient bien le sang menstruel et qu'on pouvait les brûler après usage. Durant la seconde guerre, William Morris, le fabricant de voitures britannique, acheta des serviettes hygiéniques jetables pour toutes les femmes des forces armées britanniques. La serviette hygiénique était faite avec de la ouate recouverte d'une gaze en coton et tenait en place avec une ceinture élastique autour de la taille. Après usage, on la mettait dans un sac en papier, souvent illustré avec une dame en crinoline. Jusque dans les années 70, les toilettes publiques pour dames sentaient l'odeur de ouate brûlée dans l'incinérateur métallique ou bien le siphon se retrouvait bouché par des serviettes usagées.

Earle Haas, ostéopathe à Denver, inventa en 1929 le 'dispositif interne cataménial' [cataménial = relatif à la menstruation], comprenant deux tubes en carton et de la ouate compressée, ce qu'on appelle aujourd'hui tampon. Quatre ans plus tard, il vendit 32.000 $ le brevet à Gertrude Tendrich, qui créa la société Tampax. Elle fabriquait les tampons avec une machine à coudre et un compresseur à air. En 1980, le matériau entrant dans la fabrication des tampons changea, la ouate fut remplacée par de la cellulose, qui encourageait les femmes à les garder plus longtemps. Des cas de mort par syndrome de choc toxique furent rapportés bientôt. Dès que les fabricants revinrent au matériau original, l'incidence de syndromes de choc toxique menstruels diminua.

Une substance adhésive fut inventée en 1969 qui maintenait en place les serviettes hygiéniques sur la culotte en évitant le port de la ceinture. Puis des 'ailes' et une garniture en plastique furent introduites pour réduire les fuites ; et les serviettes furent fabriquées avec des matériaux plus absorbants, mais moins biodégradables, le polyacrylate tiré du pétrole.

Chaque femme en état de procréer utilise environ 250 serviettes ou tampons par an, ce qui fait pour le Royaume-Uni 3.750 millions qui partent à la poubelle, plus environ 300 millions de sacs ou boîtes en plastique. Une recherche est nécessaire sur la quantité d'énergie utilisée pour cultiver le coton et le bois, puis manufacturer les produits, les transporter et finalement s'en débarrasser. Les serviettes et tampons prennent jusqu'à 800 ans pour se décomposer.

Tout récemment seulement, une méthode écologique a été inventée, et ce par une femme. La coupe menstruelle est faite de silicone et elle se place dans le vagin où elle collecte le sang ; on l'enlève et on la lave toutes les deux heures. À la fin de chaque menstrue, elle est bouillie, prête pour les règles suivantes. Chaque coupe dure plus de 10 ans et évite ainsi le gaspillage de 2500 serviettes ou tampons qui seraient utilisés pendant cette période. "Peu de gens ont entendu parler des coupes menstruelles parce qu'il y a peu à gagner avec un produit que vous n'achèterez que tous les 10 ans", explique Mandu Reid, le fondateur britannique de Cup Effect. "Beaucoup de gens disaient que les femmes africaines ne s'en serviraient pas parce qu'elles sont 'non culturelles'. Mais avec une éducation sensible, nous avons découvert que les femmes et les étudiantes rencontrées là-bas, étaient, presque unanimement, désireuses de les essayer." Les coupes menstruelles deviennent de plus en plus communes aux US et en Europe et sont utilisées par les bénévoles des Peace Corps et les étudiantes d'Ouganda, du Malawi, du Kenya et de la Tanzanie.

Malheureusement, des millions de femmes souffrent toujours chaque mois des barrières économiques et culturelles de la menstruation. Un peu partout dans le monde, elles doivent se baigner loin de leurs familles, ont l'interdiction de cuisiner, de rencontrer leurs amis ou de partager le lit de leurs maris. Au Malawi, il en est encore beaucoup qui pensent que la menstruation est une maladie qui rendra le mari stérile ou qu'il pourrait même en mourir. Les femmes en période de règles ne doivent pas semer de graines, allaiter ou faire sécher leurs serviettes hygiéniques à l'extérieur sous peine de sorcellerie en retour. Plus de la moitié des jeunes filles ratent une ou deux heures d'école pendant leurs règles et 15 % manquent plus de trois jours par trimestre – ce qui représente plus que l'absence due à la malaria. Comme l'approvisionnement en serviettes hygiéniques revient à 15 % du revenu annuel moyen de 340 $ [305 €], 95 % des 4 millions de femmes ayant leurs règles au Malawi utilisent des chiffons, des feuilles ou de l'herbe. L'association Malawi Girl Guides ajoute aujourd'hui une éducation au sujet des règles dans ses activités, en offrant aux étudiantes et aux réfugiées une coupe menstruelle et une casserole en métal pour la stériliser.

Quand le Royaume-Uni a rejoint l'Union Économique Européenne en 1973, les hommes politiques tombèrent d'accord que les produits d'hygiène féminine étaient des "articles non essentiels", à la différence des couches pour bébés, des rasoirs pour hommes, des hélicoptères ou des steaks de crocodile, tous exemptés de taxes. En 2014, Laura Coryton démarra une pétition appelant à l'abolition de la taxe sur les produits d'hygiène féminine. 'Les règles ne sont pas du luxe. Vous avez le choix d'acheter des choses extravagantes, mais pas celui d'avoir ses règles', écrivait-elle. Avec 320.086 signatures recueillies dans la 'campagne pour la fin de la taxation des tampons', le premier ministre de l'époque, David Cameron, annonça que le gouvernement britannique allait abolir la 'taxe sur les tampons'.

Coryton écrivait pourtant en février 2017 : "En raison des complications du Brexit, cet amendement ne sera au mieux mis en œuvre qu'en avril 2018. Ça craint." Elle lança alors l'organisation Period Watch pour s'assurer que la taxe sera supprimée et pour réduire le tabou des menstrues. Aux USA, seuls 11 états n'appliquent pas de taxe, alors que la Californie génère 20 millions de dollars annuels avec les femmes en période de règles.

En 2014, les Nations-Unies ont déclaré le 28 mai Journée d'Hygiène Menstruelle. Cette date a été choisie parce que la période menstruelle dure en moyenne 5 jours et se produit tous les 28 jours. Mais pourquoi le mot 'hygiène' a-t-il été ajouté par les Nations-Unies ? Est-ce parce que même au 21ème siècle la menstruation serait considérée comme 'impure' ? Je préfère l'appeler Journée Mondiale de la Menstruation. Elle est maintenant célébrée par 380 organisations partenaires partout dans le monde. Il existe des centaines de sites web et de groupes Facebook consacrés au thème des règles.

Le grand paradoxe de la menstruation, c'est que d'un côté elle montre une fillette quiaccèdeau statut de femmeet peut donner la vie etd'un autre côté se révèle source de honte et de désagrément. Ces dernières années, la vie de la plupart des femmes s'est améliorée économiquement, politiquement et socialement. Mais bien que nous ayons davantage de confort physique durant la menstruation, nous éprouvons toujours de l'embarras à parler de cet élément normal de notre vie. Je regrette d'être trop âgée aujourd'hui pour clamer dans un train bondé : "Je suis en pleine période derègles. Quelqu'un m'offrira-t-il saplace ?"
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Les "enfants paléo"

Après le régime paléo, qui veut reproduire plus ou moins le mode alimentaire des chasseurs-cueilleurs du paléolithique, voici comment on peut élever ses enfants dans la même idée.


Le guide de l'homme des cavernes pour élever ses enfants
 
Par Regan Penaluna
Traduit par Hélios

Chaque soir au coucher du soleil, Robb Wolf démarre son rituel du soir : pendant que ses deux filles sont en train de jouer, il baisse peu à peu la lumière, de quelques lumens seulement toutes les 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que sa maison de Reno dans le Nevada, se retrouve plongée dans l'obscurité. La famille est endormie avant 20 h et s'éveille avant l'aube, car Wolf imagine que c'est ainsi que faisaient nos ancêtres il y a des millénaires avant que la lumière artificielle n'interrompe nos "rythmes circadiens normaux".

Pendant ce temps à Brooklyn, Elyssa Starkman et sa fille de 5 ans parcourent ensemble le menu de la cantine tous les matins. Elles discutent des aliments qui conviennent : d'accord pour les viandes et les légumes, non aux céréales et aux aliments transformés – un régime qui selon Starkman s'aligne davantage sur ce que consommaient nos ancêtres paléolithiques.

Elle et Wolf font partie d'un sous-groupe de mamans et de papas qui pratiquent ce qu'ils appellent "l'éducation paléo des enfants". Tout comme les consommateurs paléo qui supposent une incompatibilité entre la biologie de l'homme et la culture alimentaire dans l'occident postindustriel, les parents paléo pensent que les habitudes éducatives modernes n'encouragent pas un développement sain de l'enfant. Nous pouvons élever des enfants plus sains et plus heureux, argumentent-ils, si nous le pratiquons à la manière des premiers hommes il y a 12.000 ans. Un éventail de plus en plus copieux de livres, blogs et ateliers conseillent aux parents de nourrir leurs enfants avec le régime paléo, de régler leur sommeil sur celui du soleil, de faire têter les bébés à la demande, de dormir à leur côté et de les porter sur eux toute la journée.

Mais les peuples du paléolithique vivaient-ils réellement ainsi ? Et est-ce bénéfique ? "Nous avons de très bonnes études scientifiques qui confirment [certaines] déclarations faites par les gens du mouvement d'éducation paléo", dit Alyssa Crittenden, anthropologue à l'université du Nevada à Las Vegas qui étudie les Hadza, un groupe de chasseurs-cueilleurs contemporain de Tanzanie. Comme les Hadza sont isolés et pratiquement sans aucun contact avec la vie industrielle moderne, ajoute Crittenden, ce sont de bons modèles pour imaginer à quoi ressemblaient les parents du paléolithique.

Par exemple, il est probable que les bébés étaient bien plus portés que ne le font les parents actuels dans le monde développé. Les mères Hadza, observait Crittenden, portent souvent leurs bébés dans des écharpes presque toute la journée, depuis leur naissance jusqu'au sevrage (à 2-3 ans habituellement). "Il y a un fort degré de contact physique et une réponse immédiate aux pleurs", ajoute-t-elle, ce qui donne de plus brèves périodes de pleurs comparé aux bébés occidentaux.

Et les mères du paléolithique partageaient probablement la charge d'éducation. Dans un échantillon de 69 enfants Hadza âgés de moins de quatre ans, Crittenden a découvert que seulement trois bébés restaient toute la journée avec leur mère. Les autres étaient passés à un autre parent ou à un voisin. Chaque enfant avait en moyenne deux personnes à s'occuper de lui en dehors de sa mère, libérant la maman pour d'autres choses, comme de s'occuper d'elle ou d'un autre enfant. Ce type de soin coopératif se voit aussi dans la moitié des espèces de primates, explique Sarah Hardy, professeur émérite d'anthropologie à l'université Davis de Californie, suggérant que cette pratique a de profondes racines ancestrales.

Il est également probable que les parents du paléolithique dormaient dans le même lieu que leurs enfants, caractéristique commune aux populations de chasseurs-cueilleurs, ajoute Crittenden. Les familles occidentales évitent traditionnellement cette pratique, connue comme le "co-sleeping" [ou "cododo"], mais il existe des preuves qu'elle peut aboutir à des enfants équilibrés, dit James McKenna, anthropologue à l'université Notre-Dame, qui a observé les bénéfices de ces "schémas ancestraux" dans sa clinique du sommeil. "Les enfants dormant avec leurs parents étaient plus calmes, plus fréquemment capables de résoudre les problèmes par eux-mêmes et plus demandeurs de rencontrer de nouveaux enfants", conclut-il.

Alors la société serait-elle meilleure si davantage de parents appliquaient l'approche paléo ? Probablement pas, dit Marlene Zuk, biologiste à l'université du Minnesota et auteur du livre Paléofantasme. Elle doute que mener un style de vie paléo soit un modèle idéal. Les parents ne devraient pas penser, "Oh non ! Si je dévie de l'idéal, alors mon gosse deviendra psychopathe", ajoute-t-elle. De telles suppositions ignorent en réalité que le cerveau et le corps humains sont incroyablement adaptables. "Ils possèdent une très grande flexibilité".
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Lune et marées


Je reproduis ici la majeure partie d’un article du site E pur non muove, ici .

... Je vais plutôt parler de l'influence de la Lune sous la forme des marées. Apparemment, l'attraction lunaire n'est pas assez forte pour retenir sa propre atmosphère, mais elle l'est pour tirer vers elle des quintillions de litres d'eau. Passons.

D'un, les grandes marées ont lieu à deux occasions: à l'apogée de la Lune et au périgée de la Lune. Comment-donc, me demanderez-vous, est-il possible que les grandes marées aient lieu à la fois quand la Lune est la plus proche de la Terre ET quand elle est la plus éloignée?! Bonne question...
C'est probablement dû à la même raison qui fait que la Terre est la plus proche du Soleil à la fois en été ET en hiver, une question d'angle. Mais...mais...la gravité se fout des angles! Non seulement des angles mais aussi du temps ET de l'espace vu qu'elle agit sans limitations dans l'espace-temps. Vrai, mais c'est sans compter la "magie" qui permet à la science d'expliquer ces problèmes...en les occultant!



Deux, les marées sont uniformes paraît-il. Non, en fait, loin de là. Je voudrais attirer l'attention sur ce qui ne cadre pas avec cette théorie. Plus généralement, il est toujours intéressant lorsqu'on est confronté à une "théorie" ou une "loi" générale de s'arrêter sur les exceptions. On apprend toujours plus d'un échec personnel qu'en reproduisant bêtement quelque chose qui marche. On apprend toujours plus d'un fait qui ne colle pas à la moyenne que de ceux qui y obéissent. On peut remercier un pionnier comme Charles Fort et son héritage, les 'forteana', ces faits bien étayés qui échappent cruellement à l'étroitesse d'esprit des psittacistes. On peut remercier également William Corliss dont le travail ne sera probablement jamais apprécié à sa juste valeur. William Corliss a passé de nombreuses décennies de sa vie à récolter - DANS DES REVUES SCIENTIFIQUES, c'est important - des données qui sortaient de l'ordinaire. Il les a classées par catégorie, puis par nombre d'occurrence et par leur déviation par rapport aux théories acceptées. Voilà ce qu'il a relevé à propos des marées:
...
L’Allemand Krummel, Kiel, 1897 :

La marée progresse du sud au nord sur la côte d’Europe occidentale, mais 
surtout d’un seul tenant le long de la côte est de l’Amérique du nord. Elle avance vers le nord sur la côte est, et le sud sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande, mais tout d’un coup sur la côte est de l’Australie.
La marée de printemps est retardée d’une demi-journée à 2 jours et demi après la nouvelle lune dans la plupart des points de l’Atlantique, mais à Toulon elle arrive 4 heures ¾ avant les syzygies [alignement Lune, Terre, Soleil]. Plusieurs lieux, dont Tahiti, subissent la marée en fonction des horaires solaires, pas lunaires. Il y a trois marées par jour dans la Tay, à Stirling, Ecosse, ainsi que dans les ports de l’île de Wight.

H. A. Marmer :

Il existe un nombre considérable de marées différentes.
-          Norfolk : double sinusoïde d’amplitude moyenne [deux marées hautes/basses / jour]
-          Pensacola : simple sinusoïde de faible amplitude [une marée haute/basse / jour]
-          San Francisco : double sinusoïde de forte amplitude, les deux crêtes variant fortement

Smithsonian Intitution Annual Report, 1934, 181-91

Dans certains lieux la marée semble suivre le Soleil. Les marées hautes et basses arrivent à la même heure chaque jour au lieu d’être décalées de 50 min comme c’est le cas « en règle générale. » Tahiti en est un exemple, mais aussi à Tuesday Island dans le détroit de Torres.

A Jolo, archipel de Sulu, Indonésie, la marée haute suit la Lune, la marée basse suit le Soleil. A certains moments il y a deux marées basses et hautes par jour, à d’autres seulement une.

Nature, 59 : 1251-56, 1898

Il est connu des officiers de marine et d’autres que les variations irrégulières du niveau de la mer dans les bras de mer de Malte sont suffisamment grandes pour occulter la marée lunaire. […]
Il y a dans le Grand Port de Malte un flux et reflux parfaitement régulier de 23 minutes, la même durée que celle calculée par Mr. Russell dans le port de Sydney.


Une autre épine dans le pied des psittacistes, c'est le fait (je sais que certains n'aiment pas ce mot mais il est adapté à la situation) qu'un nombre statistiquement significatif d'individus exhibe un comportement aberrant les nuits de pleine Lune. C'est rapporté par les postes de police, les hôpitaux, etc... Les gens en charge n'ont jamais aimé cette idée car, par idéologie (et pour des raisons qui, comme d'hab, ont tout à voir avec Dieu et rien avec la science - comme c'est le cas pour le "principe" de conservation de l'énergie - mais ce n'est pas le sujet), ils ne supportent pas l'idée (ou que l'idée se répande dans la population en générale, au choix) de pouvoir être le jouet de forces extérieures au soi ou aux circonstances, contingences, etc...
Bref, la Lune et le comportement lunatique, il fallait trouver une explication "rationnelle". Ces dernières années, ils ont essayé de propager le sophisme suivant:

- la Lune cause les marées ;
- le corps humain est composé à 80% d'eau ;
- la Lune affecte les humains.

Si la seconde prémisse est correcte, la première ne l'est pas et la conclusion encore moins. La conclusion est d'autant plus fausse qu'ils n'expliquent pas pourquoi le phénomène affecte certaines personnes et pas d'autres. La majorité des gens, en fait, n'est pas concernée. Donc, à moins que la majorité des gens n'ait pas la même composition chimique...c'est du grand n'importe quoi comme aurait dit Gandhi (probablement, je spécule là).

Bref, si on fait plus confiance aux traditions qu'à la science (et on devrait), il faut éviter de regarder la Lune en face (le mot "lunatique" n'est pas apparu par hasard) mais certainement pas parce qu'elle 'cause' les marées ...
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La symbolique archétypale et occulte de la vaccination

Un essai, mi-sérieux, mi-ironique par Jon Rappoport, afin de tenter de comprendre pourquoi il y a cette croyance aveugle des gens vis à vis de la vaccination.


L'archétype occulte nommé vaccination

Par Jon Rappoport
Traduit par Hélios

Dans de nombreux articles passés, j'ai démonté la pseudo-science des vaccins et montré combien elle était trompeuse. Je vais prendre ici une autre approche en examinant les archétypes et symboles qui entourent la vaccination et lui donnent un pouvoir occulte.

Débutant comme une grossière version de l'homéopathie ("traiter le mal par le mal"), où l'on injecte une version diluée de la maladie qui est censée protéger contre la vraie maladie, la vaccination se transformera bientôt en avant-poste militaire, avec le commandant ordonnant la comparution de ses troupes : les anticorps. "Mettez-vous en rang, les gars, à la chasse maintenant !"

De nos jours, la vaccination, reviviscence d'une symbolique disparue, confère un sceau, signe de la vertu morale. C'est une marque sur le bras traduisant une intégration tribale. Aucun membre de la tribu n'est oublié. L'intégration par la vaccination protège des esprits invisibles (les virus).


La notion de tribu est renforcée par les terribles prédictions de pandémies : les esprits des autres tribus (venant des jungles équatoriales et jusqu'ici inconnus) attaquent la bonne tribu, la nôtre.

On donne aux mères, gardiennes des enfants, le moyen de célébrer leur rôle estimé de "lionnes" symboliques : conférer un sceau à leurs rejetons par la vaccination. Protéger l'avenir de la tribu. Dénoncer, diffamer et maudire les mères qui ne vaccinent pas leurs enfants. Les excommunier de la tribu.

La cérémonie de la vaccination est un rite de passage pour l'enfant. Il est maintenant plus que la seule progéniture de ses parents. L'enfant est dans le village. Il est la propriété du village. Au fil des années, les rappels périodiques reconfirment ce statut.

Les anciens rituels présentaient des dangers. L'enfant en passe de devenir un homme était envoyé survivre seul dans la forêt pendant une brève période. La vaccination symbolise ceci de manière passive : l'injection des virus de maladies qui pourraient être dangereux sont transmutés en esprits protecteurs dans le corps. L'injection de produits chimiques toxiques est un accès à l'immunité. Si l'enfant subit des dommages dans ce processus, les parents et la tribu le considèrent comme un tragique mais acceptable risque, car somme toute la tribu et le village sont protégés des esprits maléfiques (les virus).

Le secret réside dans l'impact psychologique, occulte et archétypal de la vaccination : les parents d'aujourd'hui ont l'opportunité de ressentir, à un niveau subconscient, un retour à des temps anciens où la vie était plus exaltante, immédiate et vitale. C'est le mythe. La vie moderne, pour les consommateurs de base, comporte moins de dimensions – mais la vaccination réveille des mémoires dormantes d'un âge où les rituels et les cérémonies étaient essentiels à l'avenir du groupe. Personne n'aurait voulu rater ces occasions. Le refus était impensable. La survie était primordiale. L'injonction exerçait son pouvoir. Aujourd'hui, les parents se servent inconsciemment de ce pouvoir. Il est gratifiant.

Le médecin qui pratique les injections est bien entendu le prêtre de la tribu, le guérisseur, le détenteur des secrets. Il est le fondement spirituel et le lien avec les "royaumes invisibles" où les esprits contraires se font la guerre et se battent pour la suprématie. Sans cet homme-médecine, la tribu se désintégrerait.

Le guérisseur est autorisé à dire et faire tout ce qu'il veut. Il peut raconter des mensonges s'ils servent un noble but et augmentent la force de la tribu. Il peut manipuler le langage, la vérité et la compréhension des choses. Il peut faire que le jour devienne la nuit. Il peut introduire des paradoxes et des contradictions. Personne ne peut remettre en question ses déclarations.

La loyauté envers l'homme-médecine est absolue. Dans le cas contraire, le rebelle est exilé ou tué.

Les gens qui vivent aujourd'hui dans les sociétés industrielles et technologiques sont relativement apathiques. Leurs options et choix semblent confinés à une gamme de produits qu'ils peuvent se procurer. Ils aspirent à des absolus. Le rituel de la vaccination, ajouté à la menace permanente de maladies et d'épidémies éveille le besoin de survie.

Les parents modernes ont besoin d'archétypes et de symboles pour nommer les esprits démoniaques. Les virus. Ebola, Zika, West Nile, SARS, grippe porcine. Ces esprits sont invisibles. Ils pourraient attaquer. Ils attaquent.

"Nous devons aller chez l'homme-médecine pour le rituel. Il mettra le sceau de protection sur nous et sur nos enfants. Nous ne devons jamais remettre en question ou défier l'homme-médecine. C'est interdit. Il est orgueilleux et puissant et il pourrait nous jeter des sorts."

Puis il y a les marques honteuses qu'il faut éviter de toutes les manières possibles. Un enfant qui exhibe des rougeurs et des gonflements maladifs est hautement suspect. N'aurait-il pas participé au rituel protecteur ? A-t-il de mauvais parents ? Sont-ils possédés ? Devons-nous fuir l'enfant et ses parents ? L'homme-médecine va-t-il les aider ou envoyer une malédiction irréversible sur eux pour avoir déserté ?

À un niveau subconscient et archétypal, la "science moderne de la vaccination" est une doctrine. C'est une alchimie. C'est de la magie. Aller contre la magie équivaut à rejeter la base même de la vie de la tribu.

À l'extrême, les rebelles sont porteurs d'esprits malins (les virus). Ils sont ceux qui infectent. Ils répandent les esprits malins dans la tribu et le village. Ils rendent les gens malades et les font mourir. Oui, l'homme-médecine fait tout ce qu'il peut pour protéger son peuple (par la vaccination), mais c'est la guerre. Rien n'est garanti. Les esprits malins sont parés contre l'homme-médecine. Nous devons l'aider et renforcer son pouvoir et son avantage. Nous avons notre rôle à jouer. C'est un héros. Raccrochons-nous au héros. Louons-le.

Faisons avec le temps tout ce que nous pouvons pour accroître sa gloire. Il est engagé dans un combat occulte à des niveaux insondables pour nous. En notre nom. Dans la tribu.

Ses nombreux remèdes (incompréhensibles pour nous) sont subtils. En raison de leur pouvoir, ils présentent des risques (effets secondaires). Ces risques sont multiples. Lors des réunions collectives du soir (pubs télévisées), on nous parle des nombreux problèmes qui pourraient se produire (demandez à votre médecin si le produit X vous convient). Mais l'impact à l'écoute de ces avertissements est extrêmement positif, parce que nous sentons un danger et le ressentir est ce dont nous avons besoin et souhaitons, car, encore une fois, nous sommes en guerre contre les esprits malins – et sentir un risque est préférable à ne rien sentir du tout. Donnez-nous d'autres avertissements et vivons le retour à l'ancien temps quand nous étions au bord de l'extinction et savions que le sang circulant dans nos veines était bien vivant.

Il le faut au village. Nous sommes la tribu. Nous sommes des guerriers.

L'aiguille est le transmetteur magique. Le piston de la seringue est la force. Le liquide dans la seringue est le transformateur alchimique. Restez silencieux en leur présence. Acceptez leur mystérieuse grâce.
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L'étonnante histoire de Dasha et Masha

Par Valuebreak


Je reproduis ici la majeure partie d’un article du site « la santé naturelle » disponible ici : http://www.lasantenaturelle.net/639/la-sante-naturelle.html
D'après le style, je pense que c'est une traduction directe d'un document russe, mais je l'ai gardé tel quel, j’ai juste pris la liberté de l’illustrer … Ceux d'entre vous qui en ont l'habitude pourront le lire avec une voix russe dans leur tête ...😊


Siamoises avec tronc commun et maladies différentes.


L’extra-ordinaire histoire de Masha et Dasha.


Un "pieux" mensonge.

L'on avait dit à la nouvelle maman que ses jumelles étaient décédées après leur naissance. Pourtant, la réalité était toute différente: elles avaient été envoyées dans un institut près de Moscou afin d’y être étudiées comme des cobayes de laboratoire.
C’était le destin qui attendait Masha et Dasha Krivoshlyapova, une paire de jumelles "siamoises" venues au monde de l'une des plus inhabituelles manières qui soient.

Masha et Dasha peu après la naissance : en arrière plan leur 3ème jambe commune
qui fut amputée plus tard.


Différences entre jumeaux monozygotes et siamois.

Les jumeaux identiques se forment lorsqu’un ovule fécondé se divise en deux, formant ainsi deux embryons, qui vont se développer en deux bébés identiques en tous points. Les jumeaux "siamois" se développent de la même façon que les jumeaux identiques, sauf que pour une raison inconnue, ils ne se séparent pas complètement, mais restent partiellement attachés.
C’est la façon unique dont les bébés Masha et Dasha, nées le 4 Janvier 1950, étaient connectés ensemble qui a provoqué un tel intérêt de la part des chercheurs soviétiques.


Organes personnels et organes partagés.

Bien que Masha et Dasha avaient quatre bras, elles avaient seulement trois jambes. Elles se tenaient debout sur deux jambes, l'une contrôlée par Masha, l’autre par Dasha (elles avaient cinq ans quand elles ont appris à marcher), pendant qu’une troisième jambe, atrophiée et non fonctionnelle, traînait derrière elles.
Elles avaient chacune un intestin grêle, mais partageaient le même gros intestin et le même rectum. Elles avaient quatre reins, mais une seule vessie et étaient souvent en désaccord quand au meilleur moment pour vidanger leur vessie commune, pourtant pareillement remplie pour les deux. Elles avaient un système reproducteur commun.

C’est une vraie radio des deux sœurs, mais les organes digestifs sont des illustrations.

Un même sang mais des santés différentes.

Toute leur vie durant, Masha et Dasha ont partagé le même système circulatoire. Pour comprendre l'importance de cela nous devons revenir plus de cent ans en arrière. Louis Pasteur est présenté à grands coups de clairon comme étant "le père de la théorie des germes". Les bactéries comme causes des maladies sont devenues la pierre angulaire de la médecine moderne. Claude Bernard, contemporain de Pasteur, avait, tout comme le Professeur Antoine Béchamp, également contemporain, une opinion toute différente.
Il disait que les germes affluent dans l'organe malade juste comme le signe qu'une maladie existe. Mais pas comme la cause de la maladie. Pour chercher la vraie cause de la maladie, nous devons examiner l'environnement. Certains disent que Pasteur a changé d'avis sur son lit de mort, affirmant que c'est le terrain et non les microbes qui est la cause des maladies. Cependant, cette déclaration effectuée au cours de l'agonie arriva trop tard. La théorie des germes était née, donnant ainsi aussi naissance à une industrie pharmaceutique prospère et égoïste, générant des milliards de dollars.

Un cas d'école.

Les expérimentateurs russes sur les jumelles siamoises ont trouvé des preuves irréfutables que c'est Claude Bernard qui a raison et que la théorie des germes est fausse. En effet, les filles partageaient le même sang, mais elles n'avaient pourtant pas les mêmes maladies .Pendant l'enfance l'une des jumelles siamoises avait la rougeole et l'autre pas. Comment est-ce possible? Sûrement les mêmes germes étaient partagés par les deux et cependant une seule d'entre elles en était affectée. Ce phénomène s'est reproduit à plusieurs reprises. Une fille avait un rhume, et l'autre en demeurait exempte. L'une avait la grippe et l'autre pas. Dasha avait un faible système immunitaire, était droitière et myope. Sa sœur est devenue fumeuse, plus tard a développé le goût de l'alcool, a eu une tension artérielle élevée, bénéficiait d'une vision claire et était gauchère. En réalité, deux personnes différentes partageaient le même approvisionnement en sang.
Étant donné que les systèmes circulatoires de Masha et Dasha étaient interreliés, chacune partageait le sang de l’autre. Par conséquent, une bactérie ou un virus qui entrait dans le flot sanguin de l’une des jumelles, se retrouvait rapidement dans le sang de l’autre. Pourtant, de façon surprenante, la maladie les affectait différemment.
En effet, Dasha était myope, sujette à des rhumes, et droitière, tandis que Masha fumait occasionnellement, avait une meilleure santé, une pression artérielle plus élevée que sa sœur, une bonne vue et qu'elle était gauchère.
Comment se fait-il que lorsque l'une des deux a eu la rougeole, l’autre ne l’a pas eue? La bactérie de la rougeole était pourtant dans le sang de l’une des sœurs, partagé avec l’autre. Si ce sont  les bactéries qui causent la maladie, n’aurait-elle pas dû, elle aussi, inévitablement, avoir la rougeole?
Masha et Dasha partageaient la plupart de leurs systèmes et organes. Elles avaient en commun les systèmes circulatoire, digestif, excrétoire, lymphatique, endocrinien, et musculo-squelettique (elles étaient jointes par les hanches). Par contre, bien sûr, elles ne partageaient pas le même cerveau, ni la même moelle épinière ou la colonne vertébrale. C’était la seule vraie différence corporelle entre les deux: elles avaient chacune leur propre système nerveux.

Réflexions.

Le cas de ces deux jumelles donne à réfléchir profondément quant au rôle du psychisme et du système nerveux sur la santé et la maladie. Il montre que, pour être malade, heureusement, cela ne suffit pas de seulement respirer une bactérie, sinon tout le monde serait tout le temps malade, car, à chaque instant, nous respirons des millions de bactéries. Il confirme que, pour être malade, la génétique ne suffit pas, non plus (toutes deux avaient les mêmes gènes). Plutôt, notre état de santé dépend de l’état de notre psychisme se répercutant sur le fonctionnement de notre système nerveux qui a la charge de rendre possible notre adaptation à notre environnement: tous les stress d'origine physique (chocs, chutes, accidents en tous genres), chimiques (bactéries, virus, poisons, pollutions en tous genres) et émotionnels (péripéties liées au travail, à la vie personnelle et relationnelle, familiale, sociale, etc.)

Fin de la vie à deux.

De nombreux médecins se proposèrent pour séparer les deux filles/femmes, mais elles refusèrent toujours.
Le 17 Avril 2003, âgée de 53 ans, Dasha mourut d'une attaque cardiaque. Même alors Masha refusa la séparation et mourut elle-même 17 heures plus tard.
Les différences sur le plan de la santé des jumelles restent un mystère. Pourquoi l’une souffrait-elle d’une maladie d’enfance, la varicelle par exemple, et pas l’autre? Le "virus" de la varicelle se trouvait dans leur flot sanguin commun, alors pourquoi l'une tombait-elle malade et pas l'autre? Pourquoi ne tombaient-elles pas, en même temps, malades toutes les deux du même "virus"?







http://www.lasantenaturelle.net/639/la-sante-naturelle.html
https://books.google.fr/books?id=9VUEAAAAMBAJ&pg=PA67&lpg=PA67&dq=masha+and+dasha&source=bl&ots=QvHJoTIEjL&sig=WzB2ekwnu_MWbmWoe7bbHQ6-dQ4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiA8YKsr9vTAhUFRhQKHXBXAwsQ6AEIbzAO#v=onepage&q=masha%20and%20dasha&f=false
https://acikgunluk.net/siamskie-bliznetsy-masha-i-dasha-krivoshlyapovy-ih-razvela-smert/


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Extinctions massives il y a 12 000 ans

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Je reproduis ici des extraits du livre de Laura Knight-Jadczyk : l’histoire secrète du monde. L’auteur est américaine, et écrit dans un français très correct, mais j’ai pris la liberté de faire des corrections de style et de vocabulaire, et même de réécrire certaines de ses phrases afin d’en améliorer la compréhension immédiate …

Qu’a-t-il bien pu se passer sur Terre à la fin du Pléistocène, il y a environ 12 000 ans, donc à la fin des grandes glaciations ?



Il est manifeste que parmi les nombreuses créatures qui ont vécu sur la Terre, nombre d’entre elles n’y vivent plus. Lorsqu’elles disparaissent naturellement ou ont toutes été tuées, nous disons que leurs espèces sont éteintes. En outre, le constat qu’une espèce proche d’une espèce disparue ne s’impose pas après l’extinction de celle-ci suggère une modification des conditions terrestres concomitantes de l’extinction.


Quelque chose de catastrophique est arrivée aux grands mammifères de l’époque du Pléistocène. Les mammouths laineux, les mastodontes, toxodons, machérodes, rhinocéros laineux, paresseux terrestres géants ne sont tout simplement plus parmi nous. Le fait est que plus de 200 espèces d’animaux ont tout simplement disparu à la fin du Pléistocène il y a approximativement 12 000 ans dans ce que les paléontologues sont convenus d’appeler « l’extinction du Pléistocène ».

Pendant que les paléontologues discutent de l’idée dérangeante d’une extinction de masse aussi récente, les géologues sont confrontés aux témoignages de terrifiants changements géoclimatiques : volcanisme, séismes intenses, raz de marée, fonte des glaces, montée du niveau des mers … C’est sûr que le Pléistocène ne s’est pas achevé dans un faible gémissement, il a fini dans des rugissements et des coups de tonnerre.

Nous savons déjà que ni les géologues ni les paléontologues n’aiment entendre parler de catastrophisme, cela les empêche de dormir la nuit. Ils se sont battus bec et ongles contre les catastrophistes et ce pendant longtemps. Mais de nos jours, les scientifiques des deux camps doivent admettre le fait que les catastrophistes ont eu raison sur quasiment toute la ligne depuis le début, même si ceux-ci se sont laissés emporter par leur élan et ont voulu tout expliquer en termes de catastrophes. Il est évident qu’il y a eu « des changements graduels », mais quand il se produit des changements importants sur notre boule bleue, la plupart sont catastrophiques.

L’un des faits majeurs qu’ont eu à expliquer les paléontologues et géologues, c’est le nombre effarant de carcasses congelées au Canada et dans l’ouest de l’ Alaska ainsi qu’en Russie septentrionale et Sibérie orientale, et toutes datent d’environ 12 000 ans. Cela suggère naturellement que quelque chose de terrible s’est produit sur la planète et que les effets  de cet événement ont été plus sévères dans l’hémisphère Nord que dans l’hémisphère Sud.
 
lionceau congelé découvert en Sibérie en 2015


Dans les années 1940, le Dr Franck C. Hibben,  professeur d’archéologie à l’université du Nouveau Mexique, a mené une expédition en Alaska pour y examiner des restes humains. Il n’a pas trouvé de restes humains mais des kilomètres et des kilomètres de boues gelées, truffées de mammouths, mastodontes, bisons, chevaux, loups, ours et lions. Juste au nord de Fairbanks en Alaska, les membres de l’expédition ont été pétrifiés d’horreur en voyant des bulldozers  pousser la boue à demi décongelée dans des cuves de lavage destinées à l’or. Les défenses et ossements d’animaux roulaient sous les lames « comme de la sciure sous l’action d’un rabot géant ». Les carcasses se trouvaient dans toutes les attitudes de la mort, la plupart « démembrées par quelqu’inexplicable perturbation préhistorique catastrophique ».



La violence  manifeste de la mort de ces masses d’animaux combinée avec la puanteur de la chair pourrissante était intolérable tant en observant qu’en imaginant ce qui avait pu la causer. Les champs de mort s’étendaient littéralement sur des centaines de kilomètres dans toutes les directions. Il y avait des arbres et des animaux, des couches de tourbe et de mousse, tordus, emmêlés et mélangés comme si quelque robot mixeur cosmique les avait tous aspirés, il y a 12 000 ans et les avait immédiatement surgelés en une masse solide.

Juste au nord de la Sibérie, des îles entières sont constituées d’ossements animaux du Pléistocène, balayés en direction du Nord, depuis le continent vers le glacial océan arctique. Une des estimations suggère que dix millions environ d’animaux sont enterrés le long des rivières de la Sibérie septentrionale. Des milliers et des milliers de défenses ont généré un commerce massif de l’ivoire au bénéfice des maîtres graveurs de la Chine, le tout provenant de mammouths ou mastodontes congelés de Sibérie. Le fameux mammouth de la Bereskova a d’abord attiré l’attention sur les propriétés de congélation rapide quand on a trouvé des boutons d’or dans sa bouche.



Quel est l'événement terrible qui a emporté ces millions de créatures en un seul jour? Ces témoignages suggèrent qu'un énorme tsunami a fait rage a travers toute la région culbutant ensemble animaux et végétation et les congelant ensuite instantanément pour les 12 000 années suivantes. Mais l'extinction n'a pas été limitée à l'Arctique même si la congélation a préservé les signes de la rage de la Nature.

Le paléontologue Georges G. Simpson considère l'extinction du cheval du Pléistocène dans le nord de l'Amérique comme l'un des épisodes les plus mystérieux de l'histoire géologique. Il confesse que personne n'a la réponse. Il est également assez honnête pour admettre qu'il y a aussi le problème plus mystérieux encore de l'extinction de nombreuses autres espèces en Amérique au même moment : Le cheval, la tortue géante vivant dans la mer Caraïbe, le paresseux géant, le machérode, le glyptodon et le toxodon : tous des animaux tropicaux ! Ces créatures n'ont pas péri à cause d'une installation graduelle d'une ère glaciaire, à moins que quelqu'un souhaite postuler qu'il y avait des températures négatives à l'Equateur.

Glyptodon

Des piles et des piles d'ossements de mastodontes et de machérodes ont été découverts en Floride.  Des mastodontes, toxodons,  paresseux géants et autres animaux ont été trouvés congelés en un instant dans des glaciers. Le rhinocéros laineux, le castor géant, le jaguar géant, le paresseux géant, des antilopes et des dizaines d'autres espèces ont été entièrement effacées de la surface de la terre à la fin du Pléistocène.

Cet événement a été global. Les mammouths de Sibérie ont disparu au même moment que les rhinocéros, géants d'Europe, les mastodontes d’Alaska, les bisons de Sibérie, les éléphants d'Asie et les chameaux d'Amérique. Il est évident que la cause de ces extinctions doit être commune aux deux hémisphères, et qu’elles n’ont pas été graduelles. Une glaciation progressive n’aurait pas provoqué des extinctions, car les différents animaux auraient tout simplement émigré vers des pâturages plus accueillants. Ce que l'on constate, c'est un événement d'une violence effroyable, survenu par surprise. Autrement  dit, Il y a 12 000 ans, date sur laquelle nous tombons à répétition, quelque chose de terrible s'est produit, si terrible que la vie sur Terre a pratiquement disparu en un seul jour.

Harold P. Lippman admet que le volume de fossiles et défenses encastré dans le permafrost sibérien représente une "insurmontable difficulté" devant la théorie d'une glaciation progressive puisque aucun processus graduel ne peut avoir pour résultat la conservation de dizaine de milliers de défenses et d'individus entiers même s'ils ont péri en hiver. Spécialement quand l'estomac de nombre de ces spécimens contient des herbes et des feuilles non digérées. Le géologue expert en Pléistocène William R. Farrand de l'Observatoire Géologique de Lamont-Doherty, qui est un adversaire du catastrophisme sous toutes ses formes, déclare : "La mort subite est attestée par la condition robuste des animaux et leur estomac plein... Les animaux étaient robustes et en bonne santé quand ils ont péri". Malheureusement, en dépit de cet aveu, le pauvre homme semble avoir été incapable de regarder en face la réalité d'une catastrophe mondiale dont attestent cependant les millions d'ossements dispersés sur toute la planète à la fin du Pléistocène. Hibben résume la situation en une courte déclaration : "la période du Pléistocène s'est terminée par la mort. Ce n'est pas l'extension ordinaire d'une vague période géologique qui se serait estompée en une fin incertaine. Cette mort a été catastrophique et globale".

La conclusion est à nouveau que la fin de l'ère glaciaire, l'extinction du Pléistocène, la fin du Paléolithique supérieur, du Magdalénien, du Périgourdien, la fin du règne des dieux, tout cela est arrivé lors d'un événement global catastrophique il y a environ 12 000 ans. Et il se fait que, même avant de constater l'évidence, nous voyons qu'il s'agit de la même date que celle donnée par Platon pour la disparition de l'Atlantide.

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A la conquête du pôle sud : la dramatique expédition Terra Nova

La mort au bout du chemin pour être les premiers à atteindre le pôle sud. Un court texte et une série de photos qui nous emmènent dans les territoires glacés de l'Antarctique.

1910-1913 : L'expédition Terra Nova


Une course désespérée pour conquérir le Pôle Sud

Par Retronaut
Traduit par Hélios
5 janvier 1911
Le géologue Thomas Griffith Taylor et le metéorologue Charles Wright regardent le Terra Nova depuis une grotte de glace.

En 1910, l'explorateur britannique Robert Falcon Scott s'embarqua dans une ambitieuse expédition vers l'Antarctique dans le but de s'aventurer dans ses territoires inconnus, mener des études scientifiques et par-dessus tout, d'être la première personne à atteindre le Pôle Sud.

Il y avait de la concurrence. Ernest Shackleton [lors de l'Expédition Nimrod] avait  atteint un point situé à 160 km du pôle l'année précédente et il était aussi dans les vues de l'explorateur norvégien Roald Amundsen d'y parvenir le premier.
Avec le soutien de financements publics et privés, l'Expédition Antarctique britannique (nommée plus populairement Expédition Terra Nova, d'après le nom du navire [un baleinier reconverti] qui assura son transport) prit la route de l'Antarctique.



En janvier 1911, le navire accosta sur la Dépendance de Ross, territoire du continent glacé au sud de la Nouvelle-Zélande, dominé par la barrière de Ross, nommée par beaucoup à l'époque la "Grande Barrière de Glace".

Au pied de la barrière, sur les rivages volcaniques de l'île de Ross, les membres de l'expédition débarquèrent les chiens de traineau, les poneys, les traineaux motorisés et les éléments d'une hutte en bois préfabriqué de 15 m sur 7,60 m qui sera isolée par un matelassage d'algues.
1910. Le Terra Nova
1910
Les hommes et les chiens de traîneau sur le Terra Nova, à destination de l'Antarctique.

1910. A gauche : Mortimer McCarthy, matelot qualifié, à la barre du Terra Nova. A droite : Le chirurgien de bord, George Murray Levick dépouille un pingouin sur le pont du Terra Nova.

28 décembre 1910. Un pingouin marche sur la banquise à la Dépendance de Ross.
23 janvier 1911
Les hommes rangent les fournitures au camp de Cape Evans, avec le volcan en activité, le Mt. Erebus en arrière-plan.
Décembre 1910
Le capitaine Lawrence Oates s'occupe des poneys dans leur écurie à bord du Terra Nova.
1911
Le scientifique en chef, le Dr. Edward Wilson, avec le poney Nobby. Les poneys devaient tracter les traîneaux, mais se révélèrent mal adaptés au climat et au terrain de l'Antarctique.
1911. Une équipe d'attelage se repose près d'un iceberg.
1911. Le Terra Nova à l'ancre dans le canal McMurdo.
1911. Un manchot Adélie tente de repousser le photographe Herbert Ponting de son nid sur l'île de Ross.
1911. Le chien de traîneau Chris écoute le gramophone.
1911. Le premier maître Edgar Evans.

Une fois le camp établi, l'équipe se lança dans diverses expériences et explorations.

7 février 1911. Les hommes réchauffent leur repas sur un réchaud.

1er avril 1911
Le cuisinier de l'expédition, Thomas Clissold, mène un manchot empereur en laisse.
A gauche : avril 1911, le Dr Edward Wilson - A droite : janvier 1912, un membre de l'équipe déguste une boîte de haricots

Le commandant en second Victor Campbell prit six hommes et mit le Terra Nova cap à l'est, dans l'espoir de mener des travaux scientifiques sur la Terre du Roi Édouard VII. Sur le chemin du retour, ils eurent la surprise de constater que l'expédition de Roald Amundsen était arrivée et campait dans la Baie des Baleines.

Les deux équipes échangèrent des plaisanteries et Campbell se hâta de rentrer au camp pour informer Scott que son rival était arrivé.

Bien que consterné par ce fait nouveau, Scott décida de poursuivre comme prévu en installant des dépôts de ravitaillement de plus en plus loin vers l'intérieur du continent pour préparer l'ouverture de la route vers le pôle.

La mission fit face presque immédiatement à des complications. Les hommes furent retardés par de violents blizzards. Les poneys, qui s'étaient beaucoup moins bien comportés qu'espéré, s'affaiblirent et moururent. Il n'y eut que deux poneys sur huit à survivre.

Avril 1911. Le capitaine Scott (au milieu) et ses hommes posent pour la photo au retour d'une expédition.
Mai 1911. Le responsable des chiens, Cecil Meares et le capitaine Lawrence Oates font cuire de la graisse de baleine pour les chiens.


Pendant ce temps, les équipes de géologues exploraient les environs à la découverte des territoires inconnus et pour collecter des échantillons et des spécimens.

En avril 1911, début de l'hiver antarctique, les 25 hommes de l'équipe du rivage se replièrent dans la hutte, passant leur temps en lectures, études scientifiques et en occasionnels matchs de football. Scott continuait de son côté ses calculs pour la planification du voyage au pôle.

Au milieu de l'hiver, le Dr Edward Wilson, scientifique en chef, emmena plusieurs hommes faire une sortie pour récupérer des œufs de manchots Empereur dans une colonie à une centaine de kilomètres de là, au cours de laquelle ils endurèrent des vents proches de ceux d'un ouragan et des températures inférieures à – 60°C. Un vrai calvaire pour seulement trois œufs.

6 juin 1911. Le capitaine Scott, qui préside à table, fête son 43ème anniversaire.

12 juillet 1911. Le géologue Frank Debenham broie des échantillons de pierre.
22 juillet 1911. Le photographe Herbert Ponting dans sa chambre noire de fortune.
1912. Une expédition en traîneau.
Octobre 1911. Apsley Cherry-Garrard observe le poney Michael qui se roule dans la neige.
7 octobre 1911
Le capitaine Scott rédige son journal dans sa chambre. Des photos de sa femme et de son fils ornent la cloison derrière lui.
8 octobre 1911
Un homme debout au somment du Matterhorn Berg, avec le volcan Mont Erebus en arrière-plan.
9 octobre 1911. Les hommes dans leur chambrée.
2 décembre 1911
Anton Omelchenko à l'extrémité du glacier Barne sur l'île de Ross.
Janvier 1912
Cecil Meares, le responsable des chiens, au piano dans la hutte.
Novembre 1911. Le capitaine Scott dans sa tenue pour aller au pôle.

Quand le printemps arriva enfin, Scott exposa son plan pour atteindre le Pôle Sud.

Une équipe initiale de 16 hommes prendrait la route à travers la Grande Barrière de Glace en emportant le ravitaillement dans les traineaux motorisés, les poneys et les chiens. Certains membres de la mission rebrousseraient chemin à des latitudes précises en laissant un groupe final de 5 personnes qui irait au pôle.

Le groupe avec les traineaux motorisés partit le 24 octobre 1911. Les véhicules tombèrent en panne au bout de 80 km. Sans eux, Scott devait revoir son plan et continuer avec les chiens.

Janvier 1912
Le capitaine Scott mène un groupe d'attelage dans sa tentative pour atteindre le pôle sud avant Amundsen.
Janvier 1912
 Charles Wright souffre d'engelures après son retour de la Grande Barrière de Glace. Il faisait partie de l'équipe principale qui assistait Scott dans son expédition vers le pôle sud.


Le 4 décembre, l'équipe atteignit les contreforts de la Grande Barrière de Glace et démarra l'escalade du glacier Beardmore. Le 20 décembre, ils abordèrent le vaste plateau désert qui s'étendait entre eux et le pôle.

Les chiens furent renvoyés à la base et le 3 janvier 1912, Scott sélectionna les quatre hommes qui se joindraient à lui  pour gagner le pôle : le scientifique en chef Edward Wilson, Lawrence Oates, Henry Bowers et Edgar Evans.
Les cinq hommes s'enfoncèrent vers le sud. Le 16 janvier, ils repérèrent quelque chose dans la blancheur glacée environnante – un drapeau noir qui flottait sur un patin de traineau.

Une note y était attachée. Amundsen les avait devancés d'un mois.
Découragés, Scott et ses compagnons atteignirent le pôle sud le jour suivant et découvrirent le lendemain le camp qu'Amundsen avait laissé derrière lui.

18 janvier  1912
Le Dr. Wilson, le capitaine Scott, le capitaine Oates, Henry Bowers et Edgar Evans posent au Pôle Sud.

Le pôle. Oui, mais dans des circonstances bien différentes de celles espérées… Grand Dieu ! Cet endroit est horrible et nous trouvons terrible d'avoir tant peiné pour l'atteindre sans avoir la récompense de la priorité. Nous l'aurions bien mérité.
Journal de Robert Falcon Scott, 17 janvier 1912

 18 janvier 1912
Le capitaine Scott et l'équipe du pôle découvrent la tente abandonnée par Amundsen, qui a atteint le Pôle sud un mois plus tôt.

Même frustrés de ce triomphe imaginé, leur mission était terminée. Ils firent demi-tour et prirent le chemin du retour.

Les cinq hommes traversèrent le plateau polaire relativement facilement mais se retrouvèrent en difficulté pendant l'ascension du glacier Beardmore. Evans, qui souffrait d'engelures et d'autres blessures, perdit connaissance et mourut le 17 février alors qu'ils approchaient le fond du glacier.

Les quatre survivants traversèrent la Grande Barrière de Glace vers un dépôt de ravitaillement où ils avaient programmé un rendez-vous avec les équipes des chiens. Mais les chiens ne se montrèrent jamais.

Les engelures et la gangrène du pied de Oates rendaient impossible de marcher plus de quelques kilomètres par jour. Le 17 mars, jour de son 32ème anniversaire, il perdit aussi l'usage de ses mains et il savait qu'il ralentissait le groupe. Alors qu'ils étaient blottis sous leur tente pour lutter contre le vent, Oates annonça aux autres qu'il sortait juste un moment et ce fut pour aller à la rencontre de sa mort.

Scott, Bowers et Wilson continuèrent, de plus en plus faibles et malades au fil des jours. Le 20 mars, à seulement 17 kilomètres du plus grand dépôt, ils furent immobilisés par un féroce blizzard.

Le 29 mars, Scott rédigea la dernière note de son journal.

Nous nous tenions prêts tous les jours à rejoindre notre dépôt à 17 kilomètres de là, mais passée la porte de la tente, ce n'était que tourbillons de neige. Je ne pense pas que nous puissions espérer une amélioration maintenant. Nous tiendrons le coup jusqu'au bout mais nous nous affaiblissons, bien sûr, et la fin n'est pas bien loin. Cela semble dommage mais je ne crois pas pouvoir écrire davantage. R. Scott. Dernière note. Que Dieu veille sur les nôtres.
Journal de Robert Falcon Scott, 29 mars 1912

Revenus au camp, les autres membres de l'expédition organisèrent plusieurs voyages pour approvisionner les dépôts, dans l'espoir de retrouver le groupe du pôle, en vain. Après un nouvel hiver passé dans la hutte, une équipe de recherche partit le 29 octobre.

Moins de deux semaines plus tard, ils découvrirent les corps de Scott, Wilson et Bowers. Ils érigèrent au-dessus d'eux un tumulus comme dernière demeure.

Janvier 1913
Les membres de l'expédition rentrent en Nouvelle-Zélande sur le Terra Nova après la découverte des corps de Scott et des autres victimes.
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